La maladie discale


La maladie discale avec arthrose degenerative intervertébrale est une affection fréquente qui justifie à elle seule la moitié des consul­tations.
Contrairement à la pensée médicale qui admet trop souvent qu’il est normal de souffrir de cette « maladie » et à la pensée popu­laire qui y croit, les douleurs qui semblent y être reliées se guéris­sent très bien et d’une manière durable sans aucune dépendance thérapeutique, à part quelques minutes d’exercices quotidiens.

La spondylolyse lombaire


La spondylolyse lombaire - séparation de la partie antérieure et postérieure d’une vertèbre – est en soi un défaut de construction qui rend le rachis lombaire à la fois plus souple et plus faible.
Ce défaut impressionne toujours le patient – surtout à la vision de sa radiographie – qui se sent tout à coup beaucoup plus mal et surtoutincurable.
Au moins 5 % des individus sont affectés par ce défaut et une majorité n’en souffre même pas.
Les soins chiropratiques sont efficaces à + de 99%. L’intervention de stabilisation ou de décompression est, à mon avis, rarement indiquée.

Le mal de Scheuerman


Le mal de Scheuerman est une maladie de croissance dont les séquelles rendent le rachis plus rigide; il se soigne par le repos et une rééducation globale de la posture; le traitement est fort utile dans les phases aiguës de la maladie, comme pour ses séquelles.
Très spectaculaires, radiologiquement, les images effraient souvent le patient qui se croit partiellement invalide.
Il s’agit bien sûr d’une mauvaise présentation du mal. Personnellement, je n’ai jamais vu de patients très handicapés physiquement pour des séquelles de ce genre.

Le lombago


Le lombago, littéralement blocage des vertèbres lombaires, est fré­quent, souvent handicapant, mais évolue en général bien lors du premier épisode et est souvent suivi d’une longue rémission. Les rechutes peuvent en revanche être plus longues, plus fréquentes et plus agressives.
Du bas de la colonne dorsale à la jonction lombosacrée, toute surcharge articulaire entre les vertèbres et les ailes iliaques ainsi que le sacrum peut provoquer une réaction hypertonique de l’en­semble des muscles dorsolombaires.
Cette réaction, qu’elle soit fine ou massive, est essentiellement protectrice et empêche une aggra­vation de la surcharge mécanique. Il est donc juste de considérer ce blocage comme une aide à la guérison. Cela dit, il faut soulager les douleurs tout en recherchant la ou les causes initiales – ce qui est facile dans la majorité des cas pour le clinicien averti.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est prendre des calmants sans consulter et ignorer son mal, surtout si celui-ci récidive souvent.

L’instabilité sacro-iliaque


L’instabilité sacro-iliaque est, elle, très douloureuse, et le patient est souvent plié en deux et incapable de marcher.
Le traitement par ajustement du bassin et le port d’une ceinture sacro-iliaque pen­dant quelques jours est un classique dans la thérapie manuelle.
Certaines de ces lésions peuvent se maintenir pendant des années, rendre les gens à moitié invalides, ou se résoudre en quelques séances…

Hernies discales & Sciatique


Hernies discales


Les hernies discales, dont on parle beaucoup, sont certes fréquen­tes, mais ne sont heureusement pas toujours la source des dou­leurs. On en parlera plus en détail dans un autre chapitre.

Sciatique


La sciatique signifie inflammation du nerf sciatique, souvent près
de l’émergence du nerf. Ses origines sont similaires à celles du lombago, bien qu’elle soit de nature plus coriace et plus grave.
On associe presque toujours et injustement cette névralgie à une com­pression par hernie discale.
Lorsque la douleur est intense et peu contrôlée par les antal­giques et les anti-inflammatoires, ou que la perte de sensation et de force est importante, la probabilité de compression par une hernie discale ou une autre pathologie est élevée et celle d’une interven­tion chirurgicale aussi.
L’échec d’un traitement conservateur est souvent une indication pour la chirurgie.
Les situations de ce genre ne représentent pourtant pas la majorité des sciatiques. Nombreuses sont celles, en effet, qui ont pour origine des troubles fonctionnels des régions évoquées ci-dessus et qui évoluent favorablement grâce au traitement conservateur.
Heureusement, parce qu’une entorse lombaire ou une surcharge mécanique avec son concert de contractures et le processus inflam­matoire qui l’accompagne peuvent provoquer des douleurs irra­diées, également avec une perte sensitive. Ces syndromes souvent très douloureux répondent favorablement à toute une série de mesures thérapeutiques propres au chiropraticien.
Le syndrome pyramidal (ou piriforme) est sans doute le plus fréquent; encore faut-il trouver les raisons de ce dysfonctionnement, lesquelles peu­vent être aussi diverses que surprenantes.

Les dorsalgies - dorsalg


Les dorsalgies - dorsalgo (douleur située plus haut que celle du lombago) – etintercostalgies sont des douleurs dues à des troubles fonctionnels de la colonne dorsale et des articulations des côtes.
Mis à part le fait que ces troubles interagissent avec la mécanique respiratoire, ces douleurs sont souvent associées à des irritations ou spasmes gastro-intestinaux ou d’autres organes internes comme la vésicule biliaire ou le cœur.
Un simple pneumothorax peut aussi les provoquer. Il s’agit donc d’évaluer ces symptômes avec soin, avant toute tentative thérapeutique.